Le chien et l'enfant.

Les chiens dits «méchants» et les enfants :


A la décharge du chien, on peut dire que la vie moderne entrave nombre de ses instincts et atavismes. L’agressivité du chien est encore trop souvent conditionnée par le comportement de l’homme adulte à son égard. L’inconstance, les brimades, les cris , mais aussi l’excès de gâteries des « maîtres glu » ou la jalousie entretenue qui confortent le chien dans sa suprématie hiérarchique ou son égalité avec l’homme ou l’enfant engendrent un processus de combat quotidien fort perturbant. Autant d’invraisemblances qui finissent par mettre en danger le petit d’homme.Sans un « chef-guide » équilibré, tout chiot qui grandit insécurisé peut tendre vers un comportement qualifié de déviant à l’age adulte.Rappelons aussi haut et fort que la vengeance ne fait pas partie de la personnalité du chien, c’est une interprétation erronée que lui attribuer des sentiments d’humains. L’intention de tout chien bien dans sa peau est de satisfaire son maître.De trop nombreux propriétaires de chien, cités plus haut, ne connaissent pas bien leur animal, l' enfant ne doit pas aller vers un chien dont il ne sait rien, mieux vaut côtoyer en toute sécurité un cercle restreint de chiens fiables que prendre des risques inutiles pour une caresse à un chien dans la rue d’autant qu’un chien à l’allure sympa peut se révéler imprévisible ou dangereux parce qu’il a un mauvais éducateur au bout de sa laisse.
Enfin, on peut reprocher à certains parents de mettre eux mêmes leurs enfant en danger au sein de leur propre foyer pour avoir omis d'apprendre à l'enfant le respect du vivant, un chien n'est pas un jouet.

 


A vélo, on se méfie des chiens :

Il est sage d’apprendre à tout enfant qui fait du vélo de mettre pied à terre et se protéger d'une éventuelle attaque en mettant le vélo entre lui et le chien.

 


On ne prend pas un chien par le cou :

Ce geste est considéré par le chien comme une recherche de domination sur lui. Entre chiens, le chef assoit sa domination sur les autres en leur appuyant sur le haut du cou. Les chiens aiment qu’on les gratte sous le cou et après accord de leur maître.

 


On ne menace pas un chien :

Lorsque on accule un chien dans un coin en tapant sur un tambour ou en le menaçant avec un jouet inquiétant ou bruyant  sans lui laisser une possibilité de fuite, le chien paniqué n’a parfois d’autre défense que le grognement puis la morsure.

 


On ne porte pas le chien comme un jouet :

On évite de contraindre un chiot et encore moins un chien adulte à rester dans les bras, il peut le percevoir comme une entrave et mal réagir. En promenade, un chien de petite taille dans les bras de son petit maître peut se sentir plus fort qu’il ne l’est et agresser les autres chiens par ses aboiements. L’enfant peut alors être renversé par l’autre chien et mordu sans intention parce qu’ils se trouve au milieu d’une mêlée.

 


On ne donne pas de jouets qui couinent au chien :

Laisser un chiot ou un chien adulte s’énerver sur un jouet qui couine quand il le mord c’est l’encourager à s’acharner sur ce qui pleure. Le chien risque alors de ne pas réagir au message ainsi envoyé par un autre animal voire un bébé. Si un chiot mordille un enfant au point de lui faire mal, l’enfant doit mettre immédiatement fin au jeu pour signifier son désaccord. Pour supprimer le "truc" qui couine dans le jouet, il  suffit de le vriller avec un objet pointu.

 


On respecte le panier du chien :

On ne se vautre pas dedans. Il devra être installé dans un endroit peu passager car c’est le refuge du chien. L’y poursuivre  pour démêler ses nœuds ou lui tirer les oreilles revient à l’angoisser et le déstabiliser, en somme à rien de bon pour son équilibre et sa fiabilité envers les enfants.

 


On ne touche pas la gamelle du chien :

En présence d’enfants en bas age, le repas du chien lui sera plutôt donné dehors (pas à l’enfant, au chien…) ou dans une autre pièce et ce jusqu’à ce que l'enfant soit en âge de comprendre qu'on ne touche pas la gamelle d'un chien. On ne reste pas non plus à côté pour le regarder manger, dans une meute ce sont les soumis qui regardent le chef manger et ramassent ses miettes.

 


Les chiens sont inquiets lorsque des enfants crient :

Lors de réunions avec venue d’enfants de l’extérieur, les chahuts et bagarres  inquiètent  le chien de la maison qui peut croire son petit maître en danger et mal réagir contre les «intrus». Il peut être tenté de mettre de l’ordre mais sa réaction sera bien évidemment inappropriée.  Pour plus de sécurité on évite de laisser un chien  au milieu de ce joyeux fourbi, il est plus à son aise dehors au calme sans tensions ni conflits de territoire. De même, lorsque le chien a choisi de dormir de tout son long au milieu du salon et que les enfants jouent autour, il risque de se faire marcher sur la queue ou la patte. Surpris dans son sommeil par une douleur vive, sa réaction de défense peut être la morsure. Il est préférable d' attribuer au chien un endroit plus tranquille pour dormir lorsque les enfants circulent.

 

 


Si l’enfant doit respecter le chien, l’inverse vaut aussi. Au même titre que ses parents l’enfant doit asseoir en douceur un semblant d’autorité sur son chien. Quelques petits exercices de marche au pied, «assis» ou «donne» aidés par un adulte sécuriseront le chien et l’enfant. Les exercices doivent être de courte durée et réalisés dans la bonne humeur avec encouragements et récompenses.
  

Divers :

 

Le programme de vermification du chiot, puis du chien adulte, doit être suivi scrupuleusement afin d'éviter tout risque de transmission de vers du chien vers l'enfant. Pour d'évidentes raisons d'hygiène, un chien n'a pas sa place dans le lit ni sur les fauteuils. Un chiot doit être vermifugé 1 fois par mois jusqu'à ses 6 mois puis une ou 2 fois l'an ensuite. Ce geste simple vous évitera d'angoisser à chaque fois que l'enfant partagera son gâteau avec le chien.
Le chiot ne doit pas mordiller les enfants au point de leur faire mal et les enfants ne doivent pas non plus exciter le chiot en l'encourageant car en dehors des vêtements déchirés qui font crier maman, le chiot risque de ne plus savoir inhiber ses morsures ce qui se révélera dangereux en grandissant. Lorsqu'un chiot mordille trop fort on le renvoie en lui disant "NON" et on cesse le jeu un instant.


Jouer au sol vaut mieux que porter le chiot dans les bras car une chute des bras d'un enfant ou d'un accoudoir de fauteuil suffit à casser une patte ou un bassin. Si le chiot tombe sur le museau, il peut être tué net. 
Si les enfants abusent du rappel pour un oui ou pour un non, le chien ne viendra plus car il sera blasé. Il risque de ne plus les écouter et se mettre en danger.
Ne laissez jamais un jeune enfant à la surveillance d'un chien surtout dans une voiture, car en cas de menace extérieure, la réaction du chien sera bien évidemment inappropriée et il risque de blesser l'enfant sans le vouloir.



L'enfant doit également s'engager à respecter un certain nombre de règles :

  • Se laver les mains après avoir joué avec le chien surtout avant de passer à table...
  • Ne pas laisser le chiot ou le chien lui lécher le visage.
  • Ne pas porter le chiot à tout propos, cette contrainte physique est souvent mal perçue par l'animal bien plus à sa place au sol et les chutes des bras sont trop courantes.
  • Apprendre les mots de la liste que maman a affichée sur le réfrigérateur pour que tout le monde utilise le même "langage" avec le chien.
  • Ne pas déranger le chien quand il dort ou  mange.
  • Respecter son besoin de tranquillité.
  • Ne pas poursuivre le chien dans son panier, c'est son refuge.