PITIÉ POUR LES REFUGES !

La vocation première des refuges est de venir en aide à des bêtes malmenées par la vie ou victimes de mauvais traitements. Le quotidien des refuges est aussi l’accueil et l’entretien d’animaux déposés par des familles ayant du faire face à de vrais problèmes (mutation, séparation, départ en maison de retraite ou problèmes de santé d’un enfant). Or les vraies détresses ne trouvent même plus de place dans les refuges tant ils sont saturés.

 

Il est choquant que quelques uns considèrent les refuges comme « la solution » aux irresponsabilités de maîtres peu scrupuleux.

 

Au delà des cas de force majeure, le maître qui a failli à ses engagements et abandonne son chien demande à d’autres d’assumer ses manquements et de prendre en charge pendant de longues années un être qu’il avait pourtant choisi. Tout manquement dans l’éducation d’un chien n’est pourtant pas inéluctable mais chaque « rééducation » demande du temps et de la patience que ne devraient pas avoir à assumer les sauveteurs des refuges. CONSEILS D'EDUCATION.

Dans le peloton de tête des abandons :

  • Les portées accidentelles de croisés berger, labrador ou autres grandes races dont on ne sait plus que faire lorsqu’elles grandissent : 

           Lorsqu’une chienne est saillie par accident, il est très aléatoire de penser que la saillie ne va peut                être pas marcher. On a vu dernièrement des personnes tenter de placer une portée accidentelle de            8 chiots croisés Terre-Neuve et Rottweiller. Potentiellement combien de personnes responsables                  peuvent se permettre d’accueillir et d’entretenir comme il se doit des chiens de ce gabarit ?

 

            Et ce cas n’est pas isolé. Les propriétaires de la portée ne savaient pas qu’en consultant un                         vétérinaire, une injection aurait pu être faite à leur chienne afin que la grossesse n’aboutisse pas.               Onéreux ou pas, l’acte est pris en charge par l’assurance du propriétaire du mâle fautif                               (responsabilité civile sauf pour les chiens de 1ère et 2ème catégorie).

 

 

  • L’achat impulsif ou irréfléchi qu’on regrette :

          Dans une société où l’on peut se procurer tout et tout de suite et où fleurissent des endroits où on               nous vend à crédit des chiots présentés en vitrine comme des objets, la tentation est grande,                     d’autant que des vendeurs avides au gain n’hésitent pas à vendre des Huskies à des mous du genou           en appartement ou des molosses à des gamins déjà peu enclins à s’assumer eux-mêmes. Le chiot             évolue alors dans un contexte peu adapté à ses besoins de base, il est malheureux, devient                       ingérable et pèse sur la vie de ses maîtres comme un poids dont on cherche à se débarrasser.

 

 

 

  • Le chien devenu ingérable parce que mal ou pas éduqué : 

          L’éducation d’un chiot se fait dans ses premiers mois de vie lorsqu’il est très aisé de lui inculquer les           règles de base pour une vie harmonieuse auprès de l’humain. Or bon nombre de jeunes chiens sont           rejetés à la fin de leur croissance parce qu’ils sont devenus difficiles à gérer faute d’éducation. Voir              nos conseils.

L'abandon

 

Un chien mourrait tout doucement
Son regard ne parlait de rien d’autre
Que d’une chose infinie incompréhensible
Comme une mélancolie.
On le soigna pour les reins et le foie
Et les poumons et pour l’intestin
Et pour les pieds et pour la tête
Et on lui opéra même le regard.
On sut trop tard qu’il attendait son maître.
 Texte de Jean L’Anselme.